12 avril 2006

MITCHELL LEFEBVRE : DE LA CHIMIE AU BOIS

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                      (croquis avant sculpture)                               

Mitchell Lefebvre est photographe, patron d’IMAG’N LAB, mais il possède une autre corde à son arc : sa seconde passion est la sculpture.

Le virus est venu lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande en visitant un atelier de sculpture à Rotorua. Il aimait déjà la bois, le dessin, la peinture et les arts en général. Il a eu envie de travailler le bois…

Il commence simplement à sculpter un cendrier mais tout n’est pas facile. Ca ne lui convenait pas. Il avait l’intuition d’apprendre et croyait que ce n’était qu’une histoire d’outil.

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    (sculpture d'après croquis)

En voyage, en Suisse, il en achète mais malgré ça, il trouvait que ça ne marchait pas. Tout compte fait, c’était la connaissance qui lui manquait…

Il rencontre un sculpteur, Michel Chameau, qui le marquer. Il faisait des sculptures d’influence mélanésienne à la chaîne pour l’Extérieur où il les vendait aux gardes mobiles.

Mitchell fa briqua une quinzaine de sculptures mais il n’était toujours pas satisfait. Il a, alors, façonné des créations influencés par l’art mélanésien. Il reproduit des chevrons, des motifs, mais ce n’était pas son « truc ».

Il sentit qu’il fallait créer à partir de ses propres dessins. Une idée qui vient comme ça, un regard, la vision de la tête de quelqu’un qui lui renvoyait une sensation et un vécu. Il ne peut pas travailler sur commande. Cela ne l’intéresse pas. Il a des influences d’Afrique et il mémorise des sculptures inconsciemment. Il met en mémoire l’image qui s’inscrit dans le cerveau qui fait un amalgame d’idées. Il en ressort une unité, des courbes, de l’harmonie. Il n’essaie pas d’être agressif, il veut surtout faire passer des sensations et non pas un message.

Concernant le bois, il n’a pas de préférence. Créant l’idée d’après un dessin, il lui est arrivé d’acheter un fût de bois de 8 mètres sur 80 cm. Il le sectionne pour le manipuler. Ou alors, il trouve un bois et l’idée vient de ce bois. C'est-à-dire, il fait un dessin mais la bois est directeur de l’idée. Il a déjà une forme créée par la nature qui est intéressante qui permet de mettre en valeur l’idée. Il fallait du temps . Il y avait un paramètre qui se trouvait être la forme du bois et non pas de la transformer.

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(quand la forme du bois inspire l'oeuvre)

Mitchell Lefebvre a participé à plusieurs expositions. Il a gagné un prix à Melanesia 2000 (une sculpture d’une tête avec les cheveux). Depuis l’ouverture de son magasin de photo, il y a 13 ans, il a arrêté la sculpture. Mais aujourd’hui, ayant maintenant plus de temps, le démon lui est revenu : il s’est remis à l’ouvrage et plus tard, pourquoi pas une exposition, ou créer un atelier chez lui ?

Mitchell Lefebvre aime l’art contemporain mais les choses pures et simples.

« Cela ne sert à rien de faire trop compliqué ». Il exulte dans les différents arts qu’il travaille. C’est un vrai artiste, modeste dans ses propos et dans sa façon de travailler. Il sait rester humble devant l’œuvre.

Un sculpteur à découvrir absolument !

Posté par alain pactat à 06:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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