RUBRICS A BRAC

14 avril 2006

HAUT LES COULEURS !!!

manochao00013

Aujourd'hui, Nouméa nous a offert ses plus belles parures : un peu de jaune, un peu de rouge, un peu de marron. Non ce ne sont pas les couleurs officielles du Carnaval de Nouméa ou d'un club de cricket féminin.
Il semble, bien sûr, que ces couleurs nous sont imposées : couleurs de jour, couleurs du soir...

Ces émanations ne sont peut-être pas dangereuses mais, dit-on, Nouméa s'est habituée à vivre avec cette palette de couleurs digne de recopier une toile de Van Gogh : gentille la poussière !
Et qui s'est qui va inhaler ces sympathiques retombées ? Le père, la mère, le fils et la bonne ...
On vit avec ces couleurs psychédéliques ! Pas besoin d'absorber des champignons hallucinogènes ! Avec l'habitude, ça fait partie du paysage local et les moeurs ne se sont pas mieux portées...Alors Tata la poussière et merci de ta présence : t'as le bonjour de mes poumons ! Il faut que je respire !

Salut La Nique !

manochao3

Posté par alain pactat à 11:18 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


12 avril 2006

MITCHELL LEFEBVRE : DE LA CHIMIE AU BOIS

                                 manochao2                                                            


 

                     

 

 

                      (croquis avant sculpture)                               

Mitchell Lefebvre est photographe, patron d’IMAG’N LAB, mais il possède une autre corde à son arc : sa seconde passion est la sculpture.

Le virus est venu lors d’un voyage en Nouvelle-Zélande en visitant un atelier de sculpture à Rotorua. Il aimait déjà la bois, le dessin, la peinture et les arts en général. Il a eu envie de travailler le bois…

Il commence simplement à sculpter un cendrier mais tout n’est pas facile. Ca ne lui convenait pas. Il avait l’intuition d’apprendre et croyait que ce n’était qu’une histoire d’outil.

manochao00021

    (sculpture d'après croquis)

En voyage, en Suisse, il en achète mais malgré ça, il trouvait que ça ne marchait pas. Tout compte fait, c’était la connaissance qui lui manquait…

Il rencontre un sculpteur, Michel Chameau, qui le marquer. Il faisait des sculptures d’influence mélanésienne à la chaîne pour l’Extérieur où il les vendait aux gardes mobiles.

Mitchell fa briqua une quinzaine de sculptures mais il n’était toujours pas satisfait. Il a, alors, façonné des créations influencés par l’art mélanésien. Il reproduit des chevrons, des motifs, mais ce n’était pas son « truc ».

Il sentit qu’il fallait créer à partir de ses propres dessins. Une idée qui vient comme ça, un regard, la vision de la tête de quelqu’un qui lui renvoyait une sensation et un vécu. Il ne peut pas travailler sur commande. Cela ne l’intéresse pas. Il a des influences d’Afrique et il mémorise des sculptures inconsciemment. Il met en mémoire l’image qui s’inscrit dans le cerveau qui fait un amalgame d’idées. Il en ressort une unité, des courbes, de l’harmonie. Il n’essaie pas d’être agressif, il veut surtout faire passer des sensations et non pas un message.

Concernant le bois, il n’a pas de préférence. Créant l’idée d’après un dessin, il lui est arrivé d’acheter un fût de bois de 8 mètres sur 80 cm. Il le sectionne pour le manipuler. Ou alors, il trouve un bois et l’idée vient de ce bois. C'est-à-dire, il fait un dessin mais la bois est directeur de l’idée. Il a déjà une forme créée par la nature qui est intéressante qui permet de mettre en valeur l’idée. Il fallait du temps . Il y avait un paramètre qui se trouvait être la forme du bois et non pas de la transformer.

manochao00012

(quand la forme du bois inspire l'oeuvre)

Mitchell Lefebvre a participé à plusieurs expositions. Il a gagné un prix à Melanesia 2000 (une sculpture d’une tête avec les cheveux). Depuis l’ouverture de son magasin de photo, il y a 13 ans, il a arrêté la sculpture. Mais aujourd’hui, ayant maintenant plus de temps, le démon lui est revenu : il s’est remis à l’ouvrage et plus tard, pourquoi pas une exposition, ou créer un atelier chez lui ?

Mitchell Lefebvre aime l’art contemporain mais les choses pures et simples.

« Cela ne sert à rien de faire trop compliqué ». Il exulte dans les différents arts qu’il travaille. C’est un vrai artiste, modeste dans ses propos et dans sa façon de travailler. Il sait rester humble devant l’œuvre.

Un sculpteur à découvrir absolument !

Posté par alain pactat à 06:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 avril 2006

LES SENTIERS DU OUEN-TORO ou LA FORÊT DANS LA VILLE

Il existe sur Nouméa plusieurs sites où l’on peut se promener en profitant d’une vue agréable. Le plus fréquenté étant la Promenade Pierre Vernier, lieu de rendez-vous des promeneurs, cyclistes ou rollers…

Mais il faut dire qu’il est trop fréquenté pour un marcheur ou un coureur qui veut être tranquille et faire communion avec la nature.

L’endroit idéal existe : ce sont les sentiers du Ouen-Toro.

manochao00011

Auparavant, il existait une carrière de sable où des chemins ont été tracés pour le bon acheminement des chariots de sable. Petit à petit, la carrière s’est fermé en laissant, comme héritage, les chemins.

Sous l’impulsions de monsieur Audet et de monsieur Etuvé, il a été décidé de classer le site pour préserver la forêt sèche et les plantes endémiques.

La Mairie a classé le site pour éviter des constructions qui pourraient atteindre à la fragilité du lieu.

Maintenant, à l’initiative de monsieur Audet, d’autres chemins ont pu être tracés pour le plus grand plaisir du promeneur et le club de service, le Lion’s, a financé la signalétique, les différentes bornes et les cartes du site, ainsi que la protection les promeneurs dans les endroits les plus dangereux.

La Mairie et la province Sud ont aussi installé des indications sur la forêt sèche et l’environnement.

Aujourd’hui, cet endroit est bien fréquenté. On a le choix entre la ballade tranquille ou alors utiliser les chemins comme entraînement pour les raids. Toutes ces promenades se font à travers une nature vivifiante. On peut se retrouver sur la butte où les parapentistes prennent leur élan pour voler au-dessus de décors magiques. On peut aussi observer un lever ou un coucher de soleil sur les différentes îles. La lumière est magnifique, un régal pour les photographes.

manochao1

Peut-être vaut-il mieux que le nombre de promeneurs ne soit pas trop conséquent pour préserver la beauté de la nature. On peut remercier les différents organismes et les personnes comme monsieur Audet et monsieur Etuvé d’avoir aménagé cet Eldorado qui est un fleuron pour Nouméa. Il faut signaler que les chiens ne sont pas autorisés à venir le week-end.

Posté par alain pactat à 07:54 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 avril 2006

LA FIN D'UNE EPOQUE

Tout Nouméa connaît la maison coloniale de géomètre Michel Grand. Elle possède la plus gran de surface avec une façade gigantesque…

manochao

(photo : Alain Pactat)

Mais du jour au lendemain, cette maison a disparu, victime d’un bulldozer sans état d’âme. Pourquoi a-t’elle était détruite et que personne ne s’est exprimé sur cette disparition ?


RAB a contacté Isabelle Ohlen en tant que responsable de l’environnement et en tant que présidente de l’association RACINES qui lutte –entre autre- pour la préservation des maisons coloniales.

Elle nous raconte : « Michel Grand avait commencé à faire d’énormes travaux et avait demandé de pouvoir recevoir une aide de la direction du patrimoine en 1990. L’aide lui a été refusée. Puis l’association RACINES a essayé de la classer « patrimoine culturel » mais un projet immobilier de monsieur Michel Grand-actionnaire doit prendre forme à la place de la maison. L’association a alors proposé de pouvoir démonter la maison et la reconstruire sur un autre lieu mais l’argent n’a pas pu être trouvé »...


Résultat : une personne a pu racheter la façade pour l’installer au devant de la maison qu’elle a construit à Ouémo. Le reste de la maison est tombé sous les coups de boutoirs d’un bulldozer et sous les yeux remplis de tristesse des personnes acquis à la cause de la protection du patrimoine.


Maintenant, un gigantesque immeuble est en construction obstruant déjà la vue du Mont Coffyn depuis la route de l’Anse Vata.


Espérons que d’autres maisons ne serons détruites, sacrifiées devant l’autel du lobby immobilier…

Posté par alain pactat à 07:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

06 avril 2006

PIERRE-ALAIN PANTZ : LA SOLITUDE DU PHOTOGRAPHE DE FOND

Pour PAP, la photographie est tout d’abord une vocation. Il commence jeune à hanter les plateaux de cinéma de Paul K. Dupré et travaille déjà avec des professionnels.

Pour son service militaire, il est envoyé comme photographe au Cameroun et « mitraille » pacifiquement les gens qui passent devant sa porte.

manochao0001

(PAP a été le photographe officiel pour la construction du centre culturel Jean-Marie Tjibaou. Renzo Piano suivait la construction du centre avec ses photos. PAP était l'oeil de l'architecte)

Il est de retour en Nouvelle Calédonie et est contacté par Pierre Hénin alors patron de Pacific Color. Celui-ci propose à PAP de prendre en main les éditions SOLARIS…

PAP inonde le marché des cartes postales avec des vues touristiques de la Nouvelle Calédonie. Il sait comment fabriquer une bonne carte postale, une image bien cadrée avec une bonne lumière et un endroit où le touriste s’y retrouve, et fait un bon souvenir. Avec ses cartes postales, PAP a l’œil pour la belle image. Ses vues de la Nouvelle Calédonie font mouche !

Il se lance alors dans l’édition de livres sur la Nouvelle Calédonie. La matière est riche…

Son premier livre sur les maisons calédoniennes fait un tabac…

Les livres encore disponibles dans les bonnes librairies sont :

L’Île des Pins avec Hilary Roots

Il prouve que l’île est vraiment proche du paradis et les photos sont claquantes.

L’ABCDaire du cœur

Où chaque lettre de l’alphabet est associé à une photo coup de cœur.

A ciel ouvert

La Nouvelle Calédonie vue du ciel où l’œil est présent et attentif et donne souvent des images inédites

La Calédonie en 60 recettes avec la collaboration de Gil Moglia

Chaque recette est associée à un mélange de photos de plats et de vues de la Calédonie qui donne à ce livre une senteur particulière

Couleurs locales

Les chapitres du livre sont divisés par des couleurs (rouge, orange, vert, bleu, jaune, gris). Un travail original et une recherche enrichissante et PAP est conscient que la Nouvelle Calédonie est un chef d’œuvre. Il faudra savoir la préserver et offrir à nos en fan ts un héritage toujours paradisiaque. C’est aussi l’album préféré de PAP.

Nouvelle Calédonie chlorophylle

Des photos sur les plantes de la Nouvelle Calédonie. Un travail d’équipe avec le couple Letocart, Gil Moglia et Marc Dumas.

Il faut savoir que la Calédonie est un pays qui possède le plus fort taux d’endémisme de plantes. Les photos sont magnifiques et nous prouvent que nous vivons dans un paradis et qu’il faut prendre conscience du danger qui l’entoure (feux, mines…)

PAP prouve son profond attachement à la Nouvelle Calédonie et qu’il faut rester humble devant ces chefs d’œuvre.

D’un ultra sensibles, faites par un œil infaillible, toutes les photos de PAP sont un hymne à la beauté du Territoire.

Posté par alain pactat à 10:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]